Comment éviter de s’ennuyer en courant

Bonjour bonjour !

Il existe un défaut que pas mal de gens reprochent toujours à la course à pied, et qui pour beaucoup de coureurs n’en est pourtant pas un. Parlons aujourd’hui de l’Ennui.

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Effectivement, pour les personnes que la course à pied ne tue pas en 15 minutes lors de leurs débuts, l’ennui est un problème souvent rédhibitoire. Même si pour moi, il n’en est pas un (j’aime bien profiter de tout ce que la course à pied a à offrir, pendant quelques dizaines de minutes…), c’est un souci que je peux comprendre. Eeeet qu’il faut parfois prendre en compte pour éviter de voir s’installer une certaine lassitude…

Pour bien comprendre la problématique de l’ennui en course à pied (et dans tous les sports d’endurance), on peut décomposer le schmilblick en deux grosses composantes : l’ennui au quotidien, et l’ennui durant la séance. Car si le coureur peut vite se faire ch*** au cours d’une sortie, il existe également pas mal de petites astuces utilisables pour maintenir l’envie de courir, séance après séance !

 

Au quotidien

Varier les séances : Que ce soit sur la longueur, l’intensité, ou le nombre. Il est également possible de tester d’autres types de séances, telles que les pyramides, les côtes, etc… Tout en gardant une once de surprise : le programme doit rester un peu vague sur certains points.

Varier les sports : Intégrer à l’entraînement (ou à côté) d’autres sports : la natation et le cyclisme sont tout indiqués, mais la randonnée, la muscu, ou un sport collectif peuvent le faire.

Faire des pauses : comment j’en parlais dans mon article sur la pause annuelle, et comme j’en parle bien souvent (ici, ici et là), il est nécessaire de faire des pauses. En plus de reposer le corps, celles-ci reposent l’esprit.

Durant une sortie longue

Varier les allures : Il est possible d’intégrer des intervalles à vitesse plus élevée. En plus de briser la routine, cela permet de travailler la résistance à la douleur et à l’effort. À noter que c’est en grosse partie cette résistance à la douleur qui permet au corps de continuer à courir des distances supérieures à 25/30 km, bien souvent…

Varier les paysages : Courir dans divers endroits permet de profiter d’un renouvellement qui est des plus agréables ! En effet, si la traditionnelle sortie au bord du canal offre un calme bienvenu, voir ce même paysage pendant 1h30 peut vite devenir pénible… Intégrer un paysage urbain, ou forestier (ou les deux), ça ne peut qu’être bénéfique pour le moral ! (Vous pourrez retrouver mes astuces sur les endroits où courir en ville dans cet article).

Intégrer des exercices : On pourra également profiter des sorties longues (ou même de celles qui sont un peu plus courtes), pour intégrer des éducatifs. Voici quelques exemples qui permettent à la fois de travailler de façon intelligente, mais aussi d’insérer un peu de changement et de fraicheur dans une séance :

  • Montées de genoux
  • Lignes droites
  • Talons-fesses
  • Montées d’escaliers
  • Etc…

Enfin, dernière astuce pour ne JAMAIS s’ennuyer lors d’une sortie, quelle que soit sa longueur : penser, tout simplement.

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Parce que la course à pied, c’est aussi ça ! Penser à tout, à rien, à son repas du midi, à sa journée de travail, aux évolutions récentes du paysage que l’on traverse, à son prochain resto, à la douleur dans le tibia, aux marathons de l’année suivante…

De plus, il s’agit encore de la technique la plus naturelle et la plus facile à mettre en place pour que la séance passe SUPER VITE.

Voilà voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! En vous souhaitant de bonnes longueurs et bonnes courses… 😀

D.

 

Bilan du mois (et surtout de mon premier mois de piscine)

Bonjour bonjour !

Voici donc un peu plus d’un mois que je me suis mis à la natation, à ma plus grande surprise. Car en effet, ce n’était pas le moins du monde ce qui était prévu au programme. Mais bon, une tendinite en haut de la cuisse (admirez cette précision) ayant fait son apparition progressive, il a bien fallu se priver de course le temps de quelques semaines (voir quelques petits mois). Et quoi de mieux comme sport pour continuer à travailler l’endurance tout en se forgeant une forme physique, sans pour autant se tuer les jambes ? (SUSPENS !)

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Et me voilà à l’eau, moi qui ne supportait pas ça deux semaines plus tôt ! Adieu rêves de 30km courus avant la fin de l’année, bonjour la galère de l’apprentissage dans la douleur et le chlore (Mmmmh, cette douce odeur….)!

M’enfin, je suis légèrement médisant. Car après la lutte des premières séances, et sous les bons conseils de ma coach personnelle (qui me sert également de copine, accessoirement !), j’ai commencé à progresser. Et pour vous montrer à quel point j’ai progressé, voici un récapitulatif, tout en chiffres, de ce premier mois.

Environ 15 séances.

Première séance : 800m

Plus grosse séance : 2000m

Dernière séance en date : 1000m (pas super épique, mais c’était un lendemain de séance de muscu…)

Plutôt pas mal, pour quelqu’un qui buvait la tasse après 25m, hein ? Il y a deux points super importants, et super motivants que je peux noter après ces débuts :

  • J’aime ça. Étonnant, mais je me suis mis à aimer la natation ! Bon, pour l’instant ce n’est que du crawl, et TOUS les autres types de nages me font fuir, donc…. (sans exception, hein). Mais la motivation est étrangement présente. Peut-être parce que j’associe cette activité à ma “bouée” (haha) de secours durant mon impossibilité de course à pied ?
  • Les progrès sont fulgurants : comme dit plus tôt, je ne pouvais pas faire plus de 25 mètres sans m’arrêter, avant de prendre cette activité au sérieux. Puis je me suis mis une paire de baffes, et j’ai suivi (presque) tous les conseils que l’on m’a prodigués. Maintenant, je peux faire 100m sans m’arrêter ET sans mourir, ce qui est un réel progrès ! De plus, mon incapacité à nager plus de 400 mètres d’affilée s’est transformée en séances de 1200 à 2000m, petit à petit…

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Pour conclure ce premier checkpoint, je peux dire que j’ai acquis au moins une certitude : les efforts que je viens d’investir dans cette activité ne le sont pas en vain, et je suis certain de continuer à ce rythme, au moins jusqu’au retour de la possibilité de courir. Je pense même que la natation gardera une place importante dans mon entraînement par la suite !

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, et de bonnes cour…. longueurs ! 😀

D.

Comment profiter un maximum de la pause annuelle ?

Bonjour bonjour !

Ah, la pause annuelle… attendue, fêtée, prévue, imposée…. mais jamais regrettée ! Elle suscite bien du soulagement pour certains, une grande impatience pour d’autres, mais elle est toujours synonyme de période de régénération, si bien physique que mentale pour le sportif. En tout cas, que vous soyez un amateur qui souhaite s’améliorer, ou un sportif un peu plus sérieux, cette fameuse pause annuelle est d’une importance capitale (mais ça, il est bien possible que vous l’ayez déjà compris). Le but de cet article est de vous expliquer le pourquoi de cette importance, et comment exploiter cette pause.

Pourquoi ?

Le pourquoi est plutôt évident. Mais pour rappel, la course à pied est une activité sportive très traumatisante pour le corps. Activité sportive, donc activité qui fatigue. Très traumatisante, donc qui bousille.

Qui bousille ? Mais je pensais que la course, c’était bon pour la santé !

Mais c’est le cas, ma p’tite dame ! Seulement voilà, l’entraînement à longueur d’année, ça laisse des traces ! Et des traces où ? Partout ! Les articulations, les muscles, les tendons, le système nerveux à minima, et j’en passe et des meilleures si la récupération n’est pas optimale. Donc, même si c’est une activité qui est très bonne pour la santé (sisi, je vous assure ! 😀 ), c’est également une activité qui requière de remettre les pendules à zéro de temps en temps.

Ce sont donc toutes les microlésions dans les muscles qui vont pouvoir se réparer tranquillement. Les articulations vont également avoir le bonheur d’avoir la paix pendant un petit moment, ce qui leur fera le plus grand bien. Au passage, vous aurez la possibilité d’effacer toute la fatigue qui a pu s’accumuler au fil des entraînements.

On a vraiment besoin d’une pause aussi longue juste pour ça ?

Alors déjà oui, parce que “juste ça”, c’est déjà énorme si vous voulez toujours être en état de marcher à l’âge de 30 balais. Et puis, le physique est très important, mais le mental compte au moins autant.

Et de ce côté, les bienfaits de la pause annuelle ne sont pas en reste. En effet, que ce soit grâce à d’autres activités, ou tout simplement le fait de laisser la routine d’un entraînement de côté, on ne va pas se le cacher : ça fait un bien fou ! Et si par hasard, l’impatience vous reprend au cours de ladite pause et que vous sentez revenir une incontrôlable envie de courir, c’est très bon signe : votre esprit considère à nouveau la course comme un jeu, comme une activité fun et super divertissante. Ce qui peut ne plus être le cas après plusieurs mois passés à pratiquer de façon continue !

Une autre raison à la pause peut aussi être le fait de prendre un peu de recul par rapport à sa propre activité physique, pour programmer la suite de l’année ou du semestre, d’un point de vue totalement neuf. Ce qui, ne nous le cachons pas, donne possiblement de très bons résultats au niveau de la motivation ! 😀

Quand ?

Comme son nom l’indique, il est intéressant de programmer une pause annuelle par an. Cependant, il est possible (voire très rentable au niveau de la forme, dans certains cas) d’en placer une seconde. Les moments idéaux pour caser ces pauses sont les fêtes de fin d’année, et l’été.

Les fêtes de fin d’année sont idéales pour permettre au sportif que vous êtes de profiter des plaisirs de l’assiette et du verre sans trop s’inquiéter des effets sur l’entraînement. De plus, c’est souvent en décembre-janvier que l’on retrouve de très basses températures (du moins dans notre hémisphère…).

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À l’inverse, l’intérêt de la pause en été réside dans l’idée de ne pas se fatiguer à courir par 20-25° (même aux moments où le soleil est clément, comme tôt le matin ou tard le soir). La pause d’été permet également de se reposer pour attaquer un cycle d’entraînements/compétitions à l’automne, en pleine forme !

Comment ?

Comment bien profiter de sa pause annuelle ? Comment en optimiser les effets tant sur le plan physique et que le plan mental ? Eh bien, il existe tout un tas d’activités et de petites actions qui peuvent être mises en place pour répondre à ces deux questions. Si une pause physique totale n’est pas nécessaire, vous pouvez :

  • Expérimenter des sports inconnus. C’est le bon moment pour se consacrer un peu à d’autres sports, sans forcément en faire pâtir les entraînements habituels. Profitez-en pour découvrir des activités diverses et variées, sans aller trop loin dans celles qui peuvent être très éprouvantes physiquement. C’est une bonne façon de se changer les idées, de sortir de la routine et de pratiquer des activités en couple ou entre amis. Le tout, en pouvant même se découvrir une passion pour un autre sport ! Que demande le peuple !
  • Se replonger dans des sports que l’on aime. Variante du premier point, il est tout à fait possible de pratiquer des sports ou activités à sensation que l’on apprécie déjà. Tout ce qui est valable pour la découverte de sports l’est également pour la pratique de sports connus.
  • Ces activités doivent cependant rester minoritaires. Il serait bête de ressortir d’une pause plus fatigué/abîme qu’avant de l’avoir entamée…

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Une autre composante de ce répit de grande envergure est la partie gastronomique… m’voyez ? Manger comme un sac, relâcher la tension de la surveillance alimentaire quotidienne, et se faire plaisir un peu plus souvent est permis obligatoire, lors de cette pause. En effet, vous pouvez vous gaver comme une outre sans pour autant devoir culpabiliser sur la productivité d’une séance tôt le lendemain matin ! Ou même vous taper une énorme raclette sans vous dire “Mince, je ne devrais pas, c’est en train de complètement ruiner ma récupération pour la sortie longue du weekend…”. Bien entendu, la picole peut venir avec (modération) la mangeaille : plus besoin d’optimiser l’hydratation et les apports glucidiques en excluant de ce fait l’alcool. Sans se pinter la tronche tous les deux jours, vous pouvez profiter d’un verre occasionnel, voire de quelques soirées arrosées. En plus de faire du bien au moral, la consommation de ces vivres de seconde nécessité vous fera certainement profiter d’un autre pan de la vie sociale qu’une préparation marathon sur 16 semaines pourrait vous avoir fait oublier… 😉 .

Si toutefois vous souhaitez garder une hygiène de vie convenable, c’est tout à votre honneur, et c’est même fortement encouragé ! Tout en veillant à combler vos apports en fruits, légumes et eau, vous pourrez tout de même arrêter de surveiller vos macronutriments et vos vitamines…

Globalement, la meilleure façon de tirer parti de la pause annuelle, c’est de profiter de la vie sous toutes les coutures. Nourriture, sorties, boisson, sommeil possiblement moins régulier, autres activités…. Bref, les possibilités sont multiples !

Voilà voilà, en espérant que votre pause de fin d’année (si vous décidez de la prendre à ce moment) se passera agréablement bien, je vous souhaite à tous une bonne journée !

D.

Les 7 raisons qui font que l’entraînement au cardio, c’est trop cool !

Bonjour bonjour !

Comme je l’évoquais plus tôt dans cet article, je vous ai préparé un petit article tout chaud tout beau, pour parler de l’entraînement au cardio. Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais tout d’abord éclaircir deux points :

  • Ce que j’appelle entraînement au cardio est en réalité : entraînement comportant l’utilisation d’un cardiofréquencemètre. Ici, je parle d’une montre reliée à un capteur placé sur une ceinture, mais je pense que ce que je vais dire ici peut être généralisé à tous les types de capteurs de fréquence cardiaque (car il en existe quelques autres, plus ou moins utilisables en pleine séance) ;
  • Je me base ici sur ma propre expérience, qui n’a pour l’instant duré qu’environ 3 mois. Je n’ai donc pas encore de vision à très long terme sur ce type d’entraînement.

Maintenant que nous sommes d’accord (ou pas, hein, vous avez toujours le choix 😀 ), voici les 7 raisons qui font que je ne regrette absolument pas ce petit investissement (qui, dans mon cas, n’en a pas été un, étant donné que c’était un cadeau… haha).

Un meilleur dosage de l’effort

Le premier point, peut-être un peu trop général et évident est le dosage de l’effort. En effet, en se basant sur le rythme cardiaque, l’effort est beaucoup mieux proportionné. Si les fréquences de travail sont bien respectées, la fatigue est mieux gérée. Ainsi, si vous voulez optimiser votre volume d’entraînement hebdomadaire sans vous perdre en savants calculs, la fréquence cardiaque vous permet de mieux programmer vos entraînements.

En endurance fondamentale : plus reposant

Premier détail qui découle directement du point précédent, l’endurance fondamentale. Je ne connais pas votre cas, mais ce que je peux vous dire sur mes séances d’endurance fondamentales AVANT le capteur est assez banal : je courrais… trop vite.

Eh oui, on nous le dit, on nous le redit, on nous rabat les oreilles avec ça : Ne pas courir trop vite en endurance fondamentale.

Mais non, comme beaucoup de coureurs, je pensais y aller soft, sans vraiment connaître le sens du mot soft en course à pied. C’est justement l’entraînement au cardio qui m’a permis d’apprendre l’endurance fondamentale. Enfin, d’apprendre le rythme de l’endurance fondamentale.

Dans l’humilité et la frustration la plus totale lors des premières séances. Puis dans la joie et la bonne humeur depuis. En effet, c’est un rythme de course beaucoup plus reposant que celui que je m’imposais avant ces séances. Et le meilleur dans tout ça : on peut augmenter le volume hebdomadaire presque sans se fatiguer, grâce à ça !

Donc oui, le capteur cardio, étant plus précis dans le dosage de l’effort, permet de beaucoup moins se fatiguer tout en travailler autant, voir plus !

En fractionné : plus fatiguant

Deuxième corollaire au dosage plus précis de l’entraînement : les séances de fractionné sont plus épuisantes. De la même manière qu’en endurance fondamentale, on se contrôle mieux, on apprend à prendre soin de son rythme cardiaque, le bichonner… eh bien en fractionné, ça saccage dur.

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Méticuleusement, méthodiquement même, vous allez vous appliquer à optimiser le temps passé dans un état d’excitation cardiaque affolant. Grâce au cardiofréquencemètre, plus de pitié, plus de tendresse : vous avez programmé votre séance, et tant que la montre vous indique que les battements sont trop bas, il faut cravacher !

Un surplus de sécurité

Et surtout concernant le point précédent. Car si la montre sait vous indiquer que vous ne vous bougez pas assez, elle est aussi assez “intelligente” pour vous montrer un gros chiffre bien impressionnant si vous décollez un peu trop haut. Ce qui peut être plutôt rassurant si vous vous inquiétez pour votre cœur !

Bon, bien sûr, si vous êtes malade… la montre ne peut pas le détecter, il vous faudra compter sur la fiabilité de votre médecin. Mais, si vous voyez quelque chose comme 230, sachant que la FCM (fréquence cardiaque maximale) classique se situe plutôt entre 190 et 220 (selon l’âge)… vous pouvez justement vous diriger vers ledit médecin.

Un entraînement qui colle plus à la forme au jour le jour

 En tant que coureur, vous devez l’avoir remarqué : toutes les séances ne se ressemblent pas. Certaines sont faciles, vous vous sentez aérien, vos semelles effleurent le bitume sans aucune retenue, et vous vous sentez l’âme d’un marathonien ! D’autres sont beaucoup plus laborieuses, les jambes sont lourdes, la respiration s’emballe… Bref, la forme, ça va ça vient.

Et c’est justement sur ce paramètre que le capteur cardio est un atout non négligeable. Votre fatigue se répercutant directement sur vos pulsations, votre effort sera adapté à votre forme. Plus vous êtes fatigué, plus les battements s’emballeront, et moins vous devrez aller vite.

Si vous en êtes réduit à aller beaucoup plus lentement qu’à l’habitude, c’est un bon indicateur de mauvaise forme : vous devez lever le pied, sauter une séance ou alléger le programme sur quelques jours. Je trouve que pour la gestion de la récupération, l’entraînement au cardio apporte des avantages indéniables. C’est d’ailleurs pour ça que je m’en servais au tout début, avant de regagner une forme convenable !

Une meilleure mesure de la progression

De la même façon que la fatigue se mesure assez facilement, à l’inverse, la progression aussi. Je prends mon exemple : lors de mes premières séances d’endurance fondamentale, je devais me limiter à un rythme de… 7’30” par kilomètre sous peine de voir mon rythme cardiaque passer la fameuse barrière des 70% de FCM. Désormais, dans les bons jours (et après 3 mois), je suis plus proche des 7′, voir un poil en dessous.

Ce marqueur m’indique que je suis beaucoup plus à l’aise en endurance fondamentale, à un tel point que je peux, pour le même effort, aller plus vite ! Ce qui se répercute forcément sur la capacité à courir plus longtemps sans se fatiguer.

Des résultats

Eeet enfin, sixième et dernière raison : les résultats. Car on a beau dire ce qu’on veut sur le fait que l’on court pour le plaisir et pas pour le chrono… on reste des humains : une progression, quelle que soit sa taille, ça flatte toujours un peu !

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Et dans ce domaine-là, j’ai pu constater une légère amélioration de mon chrono sur le dernier semi, par rapport au précédent. Mais je pense que la vraie plus-value du cardiofréquencemètre est la progression sur l’endurance, la vraie. Pas un semi, mais au moins un marathon. Parce que les progrès se constatent surtout, de mon point de vue, sur les très basses vitesses (et donc les très grandes distances).

Après, je peux également vous confirmer que via l’amélioration de la gestion de l’effort, le cardio est un très bon indicateur durant la course et permet réellement d’exploiter tout le potentiel du corps. Ce qui n’est pas forcément le cas si on en garde un peu trop sous le pied en prévision de la fin de course. De par cet avantage, cet outil permet de s’améliorer sur des plus courtes distances, en effet.

Conclusion

Pour conclure, je peux dire que je suis unanime sur le sujet. Un capteur de rythme cardiaque apporte vraiment un plus par rapport à l’entraînement classique. Que ce soit en termes de gestion de l’effort, d’amélioration de l’endurance, ou gestion de la récupération, les atouts sont indéniables.

Cependant, malgré l’utilisation d’un tel outil, il convient de toujours se rappeler les raisons qui font que l’on court. Et, parfois, il peut être bon d’intercaler des sorties un peu plus libres, sans minuter, calculer, gérer. Quitte à rentrer fatigué, et devoir se reposer un peu plus longtemps ! Si la course “calculée” est utile à la progression physique, souvenez-vous que la course libre est utile pour le mental 😉

Sur ce, je vous souhaite une bien bonne soirée et de bonnes courses !

D.

Bilan du mois

Bonsoir bonsoir !

Je suis de retour par ici pour un rapide bilan du mois d’Octobre ! Un poil en retard, et c’est tout à fait injustifié pour un si petit article, j’en suis bien conscient… M’enfin, l’essentiel étant également compris dans mon article précédent, qui parle pas mal de la suite de mon entraînement, vous me pardonnerez, hein ? (Oui oui oui.)

Donc, pour passer sans tarder à ce fameux bilan, il se résume finalement assez facilement en deux phases distinctes. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, comme dirait l’autre :

  • Première moitié du mois : Fin d’entraînement sérieuse, alimentation au poil, hygiène de vie propre et nette. Finalement, il y a eu un beau semi-marathon à la clé !
  • Seconde moitié du mois : Relâchement, pause totale d’une semaine puis reprise en douceur avec de la natation. L’alimentation a été CHAOTIQUE et j’en ai bien profité ! Ce qui n’a pas été arrangé par le weekend de débauche complète à la fin du mois, à l’occasion de mon anniversaire !

Mais je vous rassure, l’entraînement natation va vite monter en intensité, histoire de ne pas perdre en endurance ! De plus, l’alimentation devrait également connaître un joli retour à la normale au fil des jours. Surtout que j’ai décidé de faire à nouveau un peu attention à mon flexitarisme, et ainsi limiter idéalement mes viandes et poissons à “environ” une portion tous les trois jours (oui oui, c’est déjà pas mal pour moi, surtout que je ne fais ça “que” pour l’aspect écologique, et beaucoup moins pour l’aspect “souffrance animale”).

Et c’est tout pour aujourd’hui ! (Je vous l’avais dit, c’est un bilan très court…). Je vous retrouverai très certainement d’ici quelques jours pour parler de mon ressenti sur l’entraînement au cardio (L’article est dans les tuyaux, au moins) !

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne soirée et de bonnes lectures 😀

D.

 

Suite de l’entraînement – Gestion de l’après-semi !

Bonsoir bonsoir !

Je vous parlais il y a quelques temps de mon programme d’entraînement pour le semi-marathon, puis du déroulement du semi en question, lors du Run In Reims. Je passe par ici ce soir, pour vous parler de… la suite ! (Logique, me direz-vous)

Pour resituer un peu le contexte, et au cas où vous n’auriez pas suivi ma progression (passionnante bien que relativement lente), voici un rapide résumé des derniers mois.

*psssioouuuf ! Précédemment sur prochainestationhommedefer…. *

Comme évoqué un peu plus haut, c’est au terme d’un entraînement montant progressivement en volume et en intensité que j’ai préparé le semi-marathon de Reims. Durant 5 mois, j’ai enchaîné séance sur séance, sans pratiquer d’autre activité sportive, telle que le vélo ou la randonnée. J’ai eu un petit coup de mou au bout d’à peine…. deux mois, certainement dû à une combinaison de stress au travail et de surentraînement. C’est comme ça qu’en plein milieu du programme, j’ai eu la chance de profiter de l’arrivée d’une ceinture cardio, ce qui m’a permis d’adapter mes entraînements à ma forme. (Et de rebâtir un peu celle-ci, au fil des semaines).

Le semi en question s’est très bien déroulé, malgré le retour de plus en plus insistant de ma douleur à la hanche. Pour un premier essai de course basée sur le rythme cardiaque, je suis très satisfait ! Et mon meilleur temps a encore été repoussé d’une minute, ce qui ne gâte rien…

État des lieux

Bon, voilà toute l’histoire. Maintenant, que faire ? Eh bien déjà, un état des lieux. Car en effet, si l’entraînement et le semi se sont plutôt bien terminés, il y a eu quelques dégâts.

Premièrement, j’ai donc la confirmation de ma douleur trèèès suspecte à la hanche.

Second constat : j’ai grandement besoin d’améliorer ma forme physique. À la fois pour assumer plus facilement mon volume d’entraînement, mais aussi pour harmoniser mon physique. Parce que si j’ai des jambes en béton, des mollets taillés en angle droit et des cuisses qui commencent à ressembler à celles d’un sportif… le haut du corps laisse encore à désirer.

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De plus il est reconnu qu’une forme globalement athlétique est bénéfique à la foulée (il n’est d’ailleurs pas exclu que je fasse un petit article sur cette thématique, prochainement… *jette l’idée sur la pile des articles à écrire*).

Troisième point de ce bilan post-semi : le mental. La forme mentale est toujours là, mais j’ai grandement besoin de m’aérer. Changer de programme, inclure des nouveaux sports ! En effet, j’ai constaté une légère lassitude au fil des dernières semaines, et surtout une ÉNORME envie de refaire du vélo, des randonnées, du roller… autre chose, quoi. Je ne sais pas encore dans quelle mesure, mais c’est un point que je ne dois pas négliger pour la suite.

Eeeet, on retombe sur ses pattes, ou presque

Devant un tel bazar, il faut prendre les choses par ordre de priorité. Le plus important étant la santé, j’ai déjà réglé tout ça en allant me faire massacrer un peu chez l’ostéo, puis ausculter chez le médecin, puis scanner dans un cabinet de radio. Bilan global : pas de course à pied jusque mi-décembre pour cause de tendinite à la cuisse, et reprise avec des semelles orthopédique que je vais devoir aller faire faire.

Ça simplifie plutôt pas mal la suite des événements ! Je dois avouer que cela m’a beaucoup demandé de me focaliser sur le positif, mais une fois la santé “réglée”, la suite des priorités coule de source. Que faire si je ne peux pas courir ? Mais justement, changer un peu de discipline, puisque c’est ce que je voulais (dans une moindre mesure) ! Pas de sports qui nécessitent trop d’efforts au niveau des jambes… donc pas de roller, pas de vélo, pas (trop) de randonnée. Du coup, go pour la natation, histoire de se rapprocher de la fameuse station “iron man” (Non-non, c’est pas qu’une plaisanterie de Strasbourgeois, ce nom de blog !)

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Pour l’instant, l’apprentissage de la natation se passe plutôt pas mal, même si je n’ai pas l’habitude de me concentrer autant sur le côté technique lors de l’exécution des mouvements d’un sport (surtout d’endurance…). Je risque fortement de vous détailler mes pataugements un peu plus tard dans un article dédié à ça !

 

Pour conclure, cette suite d’entraînement prend des allures fortement inattendues, et… bizarrement, ça ne me déplaît pas du tout. Au contraire, je me découvre un attachement pour la piscine (ce que je n’aurais jamais cru possible il y a quelques semaines). De plus, je pense que cela va me permettre de reprendre de plus belle lorsque je le pourrai, au niveau de la course à pied.

Sur ce, je vous souhaite de bonnes courses et une bonne soirée ! Et à une prochaine fois pour parler… natation 😮

D.

Top 5 des endroits pour courir, quand on est citadin !

Bonjour à tous !

Quand on habite en ville… il n’est pas toujours facile de trouver de nouveaux endroits où courir. Vous avez toujours l’impression de passer et repasser aux mêmes endroits ? Vous avez du mal à trouver la motivation, “juste” pour courir le long de trottoirs tout gris et tout pas beaux ? Eh bien, bonne nouvelle : j’habite en ville ! Vous ne voyez pas le rapport, hein ? Eh bien, j’ai tout un tas d’astuces pour motiver les citadins que vous êtes à pointer le bout de votre nez dehors pour aller effleurer joyeusement le bitume de votre cité ! Voici le top 5 des endroits et/ou parcours que je recommande, et qui s’appliquent à un bon nombre de villes.

Espaces verts et parcs

Que l’on habite une petite ou une grande ville, les espaces verts sont toujours un des endroits privilégiés par les coureurs. Calmes, apaisants, à l’abri de la pollution…

Si vous habitez une ville monstrueusement grande, vous aurez accès à des parcs tout aussi titanesques (sauf exception… si vous manquez incroyablement de chance et que vous vivez dans une des rares métropoles qui se fout royalement de son attractivité). Si votre ville est d’un gabarit plus modeste, il vous sera aisé d’en sortir (en courant ou en transports), pour aller vous balader dans des coins un peu plus “nature”.

Auquel cas vous ne regretterez pas le déplacement. Les points positifs de la course dans ce genre d’endroit ne sont pas négligeables :

  • De la verdure à foison, pour s’aérer (surtout mentalement…) ;
  • Un cadre calme et à l’écart de la circulation, des pots d’échappement, etc… ;
  • Des circuits qui sinuent agréablement, et qui contrastent avec les virages à 90° des grandes avenues.

Le long d’un cours d’eau

Le point commun entre toutes les grandes (et même moyennes) ville de ce bas monde ? L’eau. Toutes sont bâties autour de cours d’eau. Que ce soient des fleuves, des rivières, des canaux ou même des lacs, il y aura toujours de l’eau dans votre ville. Et bien souvent, cette eau est synonyme d’aménagements, tels que des pistes cyclables ou des chemins. C’est le long de ces voies que vous pourrez allonger tranquillement votre foulée, tout en contemplant la faune qui se développe autour de ces milieux. Alors je ne dis pas : les cygnes, on les crains tous, surtout quand il y a toute une famille qui roupille tranquillement au milieu du chemin ! Mais quand tout ce joli monde à plumes décide de nous laisser passer sur leur territoire sans trop de dégâts, le paysage ne s’en retrouve que plus vivant, plus beau !

Le long d’une voie verte

Les voies vertes se rapprochent bien souvent des cours d’eau, et offrent également très souvent une voie de sortie à la ville. Si vous souhaitez encore une fois échapper à l’atmosphère urbaine, il peut être bon de se diriger sur ces chemins !

Paysages urbains “calmes”

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Autant les espaces verts et autre jolis cadres sont d’agréables lieux dans lesquels se défouler, courir, gambader et sauter, autant NOUS SOMMES DES CITADINS. Et en tant que citadins, ce qu’on aime aussi et surtout, c’est nos villes ! Ou pas, hein. Selon qu’on vive à Vesoul ou à Lyon, c’est pas le même paysage qui s’offre à nos yeux ébahis, je vous l’accorde. Mais bon, considérons qu’il y it quand même quelque chose à sauver dans la ville où vous logez. Eh bien, croyez-le ou non, il y a beaucoup d’endroits qui offrent de belles perspectives pour courir :

  • Les longues avenues droites, aux bâtiments fiers et placides ;
  • Les petites rues de la vieille ville, escarpées et étroites (attention aux pavés, dont le charme justifie la vétusté…) ;
  • Les places et esplanades, entourant moult monuments ;
  • Les petits quartiers résidentiels, offrant un cadre calme et pouvant servir de transition entre deux autres contextes un peu plus épiques.

Le long d’une ligne de tram

Si vous avez la chance d’habiter une ville suffisamment peuplée pour bénéficier d’un réseau de tramway, vous avez peut-être déjà eu l’occasion de remarquer un détail, à propos des lignes composant celui-ci. Lors de leur construction, celles-ci font bien souvent partie d’un plan d’urbanisation, qui vise à embellir les alentours de ladite ligne : quoi de mieux pour courir dans un cadre des plus agréables !

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Surtout qu’en courant à côté d’une ligne de tram, vous bénéficierez d’avantages insoupçonnés :

  • Une plus forte probabilité d’avoir des feux verts (surtout si la ligne que vous choisissez est fréquente) ;
  • Des arbres, qui apportent une ombre ou un abri bienvenus, selon la météo ;
  • Un marqueur assez net de l’écoulement de la distance, avec les stations (ce qui peut servir d’aide à la motivation, ou de repère pour des séance de fractionné)
  • Eeeet… si vous êtes un pleutre qui ne finit pas ses séances, ou que vous avez le bonheur de vous blesser en cours de route, courir à côté d’une ligne de tram vous fournira toujours un moyen facile de retourner au bercail.

 

Alors, toujours convaincu que c’est la galère de courir quand on habite en ville ? Une excuse en moins pour glander sur le canap’…

Petite remarque : quel que soit l’endroit dans lequel vous courrez, en ville, il y a quelques règles d’or à suivre :

  • Toujours prendre le soin d’éviter la circulation, que ce soit au niveau du lieu ou au niveau de l’heure de la journée : on évite les grosses artères à 17h30, par exemple ! Au niveau respiratoire, ce n’est pas optimal…
  • En parlant de circulation : selon la ville, gardez un œil sur les véhicules et vélos aux alentours. Surtout si vous avez de la musique dans les oreilles (musique qu’il convient de garder à un volume raisonnable, pour entendre les klaxons, par exemple) ;
  • Bien que le téléphone soit un peu moins de rigueur en pleine ville, là où il peut toujours y avoir quelqu’un pour vous prêter main forte en cas de blessure, pensez à le garder dès que vous vous éloignez des lieux très fréquentés. Ça peut servir, pour se tirer d’une situation de type “entorse dans une ruelle déserte” ;
  • Profitez des malencontreux feux rouges qui se posent sur votre route pour boire un coup, avaler un ravitaillement, soigner votre respiration. Moi aussi, je me sens un peu c** en sautillant sur place, mais ce n’est pas une obligation : vous pouvez improviser un détour pour éviter l’arrêt, et découvrir une nouvelle rue, de nouveaux horizons !
  • Pensez à la visibilité, si vous courez le matin ou le soir. La plupart des vêtements de running comportent des bandes réfléchissantes, mais si vous passez dans des coins peu éclairés, il peut être intéressant d’invertir dans un brassard de sécurité clignotant, ou équivalent.

Voilà voilà, si vous aussi vous avez des endroits fétiches où courir, n’hésitez pas à les citer, je suis toujours preneur de bonnes idées ! En tout cas, gardez à l’esprit que le plus important, où que l’on habite, reste de s’éclater en courant 😀

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée, et de bonnes courses !

D.