Courir quand on est malade

Bonjour à tous !

Le thème dont j’aimerais vous parler aujourd’hui est… fortement influencé par la semaine que je viens de passer. En effet, les premières chutes de températures ont, comme chaque année, eu raison de mon système immunitaire : j’ai déjà tapé mon rhume annuel !

Naturellement, c’est pas cool, le nez bouché et la tête comme une patate. Mais, une question primordiale m’est directement venue à l’esprit, et c’est de sa réponse dont je vais vous parler ici : doit-on courir avec un rhume, ou non ?

Globalement, ce que j’ai réussi à dénicher n’est pas super compliqué, et coule (si vous me permettez l’expression…) de source. Deux cas de figure se présentent :

  • Les symptômes sont au dessus du cou (mal de gorge, nez qui coule, voix qui part en cacahuète) ET sans fièvre, vous pouvez courir ;
  • Les symptômes sont en dessous du cou (nausées, diarrhée, poumons bien pris…), il y a de la fièvre, il ne faut pas courir.

Il est toutefois déconseillé d’aller courir si vous ressentez des frissons anormaux, ou si vous êtes inhabituellement PAS CHAUD pour courir.

Si malgré ces règles plutôt simples, vous hésitez encore, vous pouvez toujours réfléchir en prenant en compte les deux extrêmes, et voir lequel est le plus avantageux. D’une part, si vous courrez alors qu’il ne faut pas, vous risquez d’aggraver votre cas. De plus, EN AUCUN CAS une séance effectuée dans un contexte médical défavorable n’apportera une quelconque amélioration du niveau de forme.

D’autre part, si vous ne courrez pas alors que vous auriez pu, vous perdez une séance dans votre programme d’entraînement, et vous perdez un précieux moment d’amusement. Cependant, il faut savoir que ce n’est pas en loupant une ou deux séances pour cause de maladie sur un programme d’entraînement de 8, 12 ou 16 semaines que vous allez perdre votre niveau si durement acquis ! Il faut au moins une bonne semaine, voir deux, d’arrêt de l’entraînement pour observer une quelconque perte.

Ceci étant dit, malgré le fait que je ne présentais pas des symptômes bloquants pour la course à pied, j’ai tout de même sauté une séance. J’ai en effet préféré rester au chaud chez moi le matin, plutôt que de risquer d’aggraver ce qui n’était alors qu’un léger rhume… En plus, ce qui compte avant tout, c’est l’envie, et lorsqu’on a passé une nuit pas terrible, qu’on a la bouche pâteuse et le nez bien pris, on a tout sauf envie de sortir se les cailler dans le noir, même si c’est pour courir !

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne semaine, et de bonnes courses !

D.

Faut-il une raison pour courir ?

Bonjour à tous,

En ce pluvieux samedi matin, je devais aller courir… Une bonne séance d’allure semi-marathon d’environ 12 km. Mais voilà, il pleut, et j’ai déjà couru hier, alors je pense que je vais… remettre à demain, pour voir si la météo me sera plus favorable dans 24h ! Me voyant donc motivé par la course, mais démuni de ma séance, j’ai pensé à écrire ce petit article sur la motivation en course à pied ! J’ai déjà vu beaucoup de personnes expliquer les raisons de leur motivation pour ce sport, sur le web. Eeeet, il me semble que j’ai quelques éléments de réponse à apporter à cette question, que j’aimerais donc partager ici avec vous 🙂

Bon, le plus étonnant dans mon cas, et dans celui de bien d’autres coureurs/coureuses, c’est que la course à pied est arrivée d’un coup dans ma vie, sans que j’y sois spécialement préparé. Comme je l’explique dans ma présentation (oui oui, lecteur, tu peux cliquer sur le “Qui suis-je ?” dans le menu, en haut !). Mais, j’ai ma petite idée, pour expliquer cette soudaine intrusion dans ma vie.

Changement de vie

Tout d’abord, en me demandant pourquoi diable je cours trois fois par semaine par (presque) tout temps, je me suis rappelé des raisons qui m’ont poussé à débuter. Et, en fait, à l’origine de ce choix se trouve tout simplement un changement de vie. Je suis passé d’une vie d’étudiant, qui :

  • s’en fout de sa santé ;
  • n’a pas spécialement les moyens de se faire un resto par semaine ;
  • vivait dans une ville qui ne se prête pas non plus beaucoup à la gastronomie.

À une vie de mec qui commence à travailler, et donc qui :

  • ne sait pas quoi faire de son argent, donc peux débuter plein d’activités différentes ;
  • commence à avoir les moyens de se taper plein de resto, et donc prend du poids de façon inattendue (oh ben ça alors, c’est quoi ce truc sur mon ventre !) ;
  • vit dans une ville monstrueusement bien foutue pour te faire manger comme un sac !

Donc voilà, j’ai pris quelques kilos en quelques mois, et moi qui était habitué à avoir un poids super stable (sans faire gaffe) depuis environ 5 ans… ça m’a fait flipper ! Du coup, j’ai réagi : j’ai investi dans des chaussures toutes basiques, un short et un t-shirt pas plus évolués, et je suis parti courir ! Bon, maintenant que je fais le calcul, c’était bien peu comparé aux semaines que je fais actuellement, mais… passer de 0 à… 12-15km par semaine, ça fait déjà quelque chose !

Ressenti durant la course

Si j’ai maintenu ce nouveau train de vie, et que je l’ai même augmenté, c’est pour deux principales raisons : parce que ça a fonctionné pour réguler mon poids, et parce que ça m’a plu. Et la première raison pour laquelle ça m’a plu concerne purement et simplement le ressenti. Amis runneurs, je ne vous apprendrai rien ici… la découverte de la course à pied donne des sensations assez uniques, pour un tarif si bas ! Lorsqu’on sort pour courir dans l’humidité et le noir à 6h30 du matin, on se sent seul au monde, on sent qu’on lutte contre soi-même, on se force, on sort de sa zone de confort (et pas qu’un peu !). Puis on se sent libre, libre de faire des trucs complètement insensés (parce que ça, au début, ça m’a paru complètement c*n x) ). Des fois, on a un peu mal dans les jambes, on a le souffle court. Puis ça va mieux, et on est content de surmonter ces douleurs pour avaler les kilomètres…

Puis, au fil des mois, les sensations évoluent. On sait ce qu’est la douleur de l’endurance, et on sait qu’elle apparaît au bout d’un temps presque bien défini. On apprend à reconnaître cette douleur, à l’embrasser et l’apprivoiser. C’est grisant. On en veut toujours plus. Du coup, on s’entraîne pour pouvoir faire plus. Et plus on fait, plus on peut faire plus. C’est génial !

Ressenti après la course

Mais le ressenti durant la course n’est qu’une des deux composantes essentielles du plaisir brut que je ressens grâce à la course à pied. La seconde étant le ressenti après la course. Les endorphines libérées lors de l’effet, et même après, conduisent à un état de bien-être et de calme qui est souvent assez bénéfique pour appréhender une grosse journée de travail. Mais plus que cet état “chimique”, il y a également… ce sentiment proche de la fierté. Peut-être l’amour du travail bien fait, la satisfaction d’avoir mené une séance à bien dans les règles de l’art.

Santé

Ce point rejoint un peu le premier (sur le changement de vie), mais il joue un rôle assez important dans ma motivation pour le distinguer. En effet, j’ai développé une sorte d’obsession au niveau de la nourriture et de l’hygiène de vie… Tout ça pour améliorer mes performances en course à pied ! De fait, la course à pied a pour moi toute une dimension “saine”, qui dépasse les bienfaits cardiaques, musculaire et tout et tout.

Exploits et fierté

Avant-dernière raison pour courir, et qui n’est pas des moindres : la fierté, et la sensation de réaliser des exploits personnels. La course à pied est un sport qui se prête très bien à la mise en place d’objectifs, et chaque objectif atteint est source de satisfaction, de fierté, et me remplit bien souvient d’une confiance en moi dont je suis avare. L’effort fourni pour terminer une compétition, exploser un record personnel, courir une distance toujours plus longue… engendre bien souvent une émotion très unique et d’une force proportionnelle à cet effort. Du moins, c’est ce que j’ai remarqué à chacun de mes semi, et à chacune de mes étapes à l’entraînement.

Planification et documentation

Enfin, il y a tout ce qui concerne la documentation, et la gestion des plans d’entraînement. Ces deux éléments sont pour moi SUPER importants, et SUPER intéressants ! Je pense que j’ai déjà passé des soirées entières à me documenter sur tel ou tel aliment, sur les bienfaits de tel ou tel type de séance. Et je pense que c’est une des raisons pour laquelle j’aime pratiquer la course à pied. Moins animale que les sensations ressenties, et moins évidente peut-être que l’amélioration de la santé et de la qualité de vie, mais teeeeellement captivante ! D’ailleurs, je pense que je vais à l’avenir partager un peu plus de mes trouvailles et de mes recherches sur divers sujets avec vous, par le biais de ce blog !

Voilà voilà, j’ai finalement bien dépassé la durée de la course que j’aurais courue ce matin. Néanmoins, je suis super heureux d’avoir écrit ces quelques lignes pour partager avec vous les motivations qui me poussent à me lever si souvent pour aller “souffrir” 😀

Bonnes courses à tous !

D.

Sortir du surentrainement

Bonjour à tous !

En me demandant de quel sujet de course à pied je pourrais parler en ce moment, j’ai repensé à mes dernières semaines d’entraînement. J’ai pensé à la galère que j’ai traversée (et que je traverse toujours plus ou moins), en luttant contre le surentraînement. Et je me suis dit qu’après cet article sur la récupération en course à pied, cela serait assez sensé de parler un peu de ce fléau !

Je vais donc partir du principe que si vous lisez ceci, c’est que vous êtes dans au moins un des cas suivants :

  • Vous êtes actuellement en situation de surentraînement ;
  • Vous souhaitez reconnaître cette situation ;
  • Vous voulez pouvoir traiter une situation de surentraînement au mieux, si vous la voyez apparaître.

Symptômes

Il peut donc être intéressant de bien détecter les signes (parfois discrets) de l’apparition de ce problème. Le premier symptôme, plutôt évident, est la fatigue. Mais pas n’importe quelle fatigue. Pas la petite fatigue du réveil, ou l’épuisement sain après une grosse sortie. Non, la fatigue qui tape plus fort que d’habitude après les repas, qui dure un peu dans l’après-midi, qui se ressent au quotidien. Celle qui fait battre votre cœur beaucoup plus vite lorsque vous montez quelques escaliers. Et celle qui fait que votre cœur continue de battre trop vite trop longtemps après ce genre d’effort.

Les autres signes découlent naturellement du premier. Le coureur en surentraînement, à cause de cette fatigue qui s’installe discrètement, sera plus irritable, de moins bonne humeur. Il sera pour lui plus difficile de se motiver à faire ce pourquoi il est d’habitude enthousiaste, et même la course pourra devenir un facteur de stress, d’inquiétude et de frustration. Car la fatigue entraînera une baisse des performances, et peut-être un surplus d’efforts, qui ne feront qu’augmenter la fatigue, encore et encore…

D’autres indices sont laissés par le corps, de façon un peu plus subtile :

  • Le stress engendre des nuits plus agitées, moins réparatrices ;
  • L’appétit en prend en coup, et… la libido aussi ;
  • Le système immunitaire n’est plus si efficace, et les petits rhumes et infections prendront plus facilement le dessus.

Réaction

Maintenant, fort de toutes ces informations, vous devriez être en mesure de savoir si oui ou non, vous vous surmenez en courant ! Si tel est le cas, il est important de respecter certaines étapes (le plus tôt possible) :

  • Le repos ! C’est le premier réflexe à avoir, et LA SEULE solution qui soit immédiatement efficace. Selon l’ampleur des symptômes, une pause d’une à trois semaines peut être nécessaire. Le corps doit être “remis à zéro” au niveau de la fatigue, au terme de cette pause ;
  • La reprise doit se faire en douceur. En effet, s’il y a eu surentraînement, c’est que le programme était trop dur à suivre. Il faut donc repartir plusieurs crans en dessous du niveau qui a causé le problème, afin d’être sûr de bâtir un programme sur de bonnes bases ;
  • La surveillance des signaux de fatigue. Après avoir repris, il est nécessaire de bien étudier les réponses du corps aux séances. Les séances doivent s’enchaîner fluidement. Tous les symptômes observés précédemment conviennent d’être surveillés. En cas de réapparition, le repos est de nouveau nécessaire… si toutefois tout se déroule bien, il est possible d’augmenter à nouveau le volume hebdomadaire d’entraînement, doucement.
  • La progressivité est de rigueurL’évolution du volume kilométrique hebdomadaire doit se faire par palier de 10% maximum. Les semaines de récupération seront également bien dosées (à moitié ou aux deux tiers du volume habituel, selon la forme). Et cette évolution doit se faire de plus en plus doucement, à mesure que le volume approche de celui qui est à l’origine de tous vos soucis !

Comme un exemple vaut mille explications, j’ai décidé de vous présenter dans les grandes lignes le programme de reprise que je me suis établi suite à un petit problème de fatigue quotidienne.

  • Comme indiqué plus haut, j’ai donc pris une semaine de repos complet ;
  • Pour la reprise, j’ai commencé avec des séances en endurance fondamentale, avec un volume bas. J’en ai profité pour reprendre avec un peu de vélo à la place de la course dans un premier temps (je trouve ça beaucoup moins violent pour le corps) ;
  • Par la suite, j’ai continué durant un mois des semaines très calmes, en me limitant à 20-21 km de course à pied, sachant que je suis plutôt du genre à en faire 30 !
  • Enfin, je commence à peine à espérer sortir de là, en augmentant petit à petit, semaine par semaine, mon volume hebdo. Je suis actuellement vers 24/25km, et j’ai bon espoir de pouvoir retrouver d’ici un ou deux mois le volume qui était mien… il y a quelques temps.

À noter que ce genre de programme s’accompagne idéalement d’une revue du style de vie, en respectant bien la quantité de sommeil requise, et en mangeant de façon relativement saine (oui oui, ça compte !). Si toutefois vous n’arrivez pas à vous sortir de cette situation, il peut être intéressant d’en parler à un médecin, pour voir si cela ne cache pas un autre problème de santé.

Voilà voilà, j’espère que cet article vous aura plu, et surtout qu’il vous sera utile ! Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche, et une bonne reprise demain ! (Dans la joie et la bonne humeur générale 😀 )

D.