Run In Reims

Bonjour à vous, lecteurs-coureurs !

Je suis EEEEENNNNNFIIIIN ici pour parler de ça ! Non, pas le film… : ce weekend avait lieu le Run In Reims, tant attendu ! Du moins, que j’attendais tant. Et, une fois n’est pas coutume, je me suis bien éclaté, sur cette course (dans tous les sens du terme) ! Et c’est ce plaisir que je suis venu partager avec vous, dans ce nouvel article 😀

Pour resituer le contexte, je prépare ce semi-marathon depuis environ 5 mois, et le parcours a été long et parsemé d’embûches. J’ai suivi un plan rigoureusement préparé, qui a été remanié en cours de route pour mieux correspondre aux réponses (pas toujours satisfaisantes) de mon corps. Mon objectif de faire un semi-marathon de fou en fin d’année pour passer ensuite sur une distance un peu plus longue (et achever un 30km avant 2018) a donc été un peu revu à la baisse. J’ai eu du mal à l’admettre, mais devant certains constats, on ne peut que s’incliner. J’ai donc prévu de faire cette course en expérimentant une nouvelle façon de faire : se baser sur le cardio.

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Et quoi de mieux que le semi de Reims pour tenter des petites expériences ? Revisiter ma ville natale, que j’ai quittée il y a maintenant 5 ans, a été pour moi un excellent moyen de joindre l’utile à l’agréable ! De plus, c’est toujours ASO challenges qui est derrière l’organisation, qui pour moi est un gage de qualité. À noter cependant un petit point décevant pour cette course : l’absence de partenariat avec des hôtels pour prêter des douches après la course… Je suis un peu tatillon, mais à 36€ le semi, on peut commencer à jouer les divas :D. M’enfin, trêve de bavardages, parlons quand même du déroulement de la course en elle-même, et du parcours.

Le parcours

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Le départ est lancé en face de la cathédrale, dans la grande rue qui prolonge son parvis. Un beau décor pour s’élancer, suivi de quelques petits tours en ville, histoire de passer devant un peu tous les sites sympa (Cathédrale, Place Royale, Mairie, Place du Forum…) pendant que tout le monde est encore en état de profiter de la vue. La suite se déroule dans les quartiers un peu périphériques, jusque dans les villages alentours, alternant les paysages plus naturels et les petites rues dans les “faubourgs” de la ville. La fin du parcours se déroule le long du canal, avant de rejoindre le centre, et l’arrivée. Voilà le topo pour le parcours !

Mon ressenti

Maintenant, pour parler de la manière dont j’ai vécu cette course, le découpage est un peu différent. En effet, les beaux quartiers ont pour moi été synonymes de souffrance !

  • Sur les 3 premiers kilomètres, j’ai ressenti que j’étais dans un SAS assez ambitieux pour mon niveau (1h55). Le rythme élevé a légèrement mis à mal mes mollets non échauffés au préalable. En bref : j’ai compté les pas pendant 20 minutes, en douillant comme il faut (oui oui, mes petits mollets fragiles, je les échauffe toujours, à l’entraînement !).
  • Mais bon, pour la suite, du 4ème au 12ème, les sensations ont été meilleures, le paysage étant très agréable ! La belle vie !
  • Malheureusement, c’est le 13ème kilomètre qui a apporté des sensations dont je me serais volontiers passé… entre le retour de ma douleur à la hanche et les mollets qui se sont à nouveau manifesté, j’ai entamé une jolie course de canard boiteux. Comme quelqu’un de très sensé et raisonnable, j’ai maintenu le rythme, déroulant le bitume en sirotant ma potion sucrée sans m’arrêter aux ravitos. Comme prévu.
  • C’est à partir du 17ème kilomètre que j’ai commencé à ignorer le cardio que je suivais minutieusement jusque-là. Comme à mon habitude je commence le sprint final un peu tôt ! M’enfin, c’est toujours à ce moment de la course, si j’ai bien géré mon coup, que je sens que j’en ai encore réserve, et que je peux prendre soin d’améliorer un peu mon score. Il ne faudrait quand même pas finir en bonne forme… si ?
  • À part pour chourer un petit morceau de banane spécial boost à un ravitaillement au 20ème, je n’ai pas ralenti la cadence jusqu’à la fin, accélérant même comme un gros tas sur les 500 derniers mètres (et CONTRAIREMENT au semi de Marseille, je ne me suis pas trompé de chemin à la fin… 😀 #autodérision).

Le bilan s’avère énormément positif ! Car après un record que j’estimais super compliqué à battre pour moi à Strasbourg (de 1h55min56s), et un entraînement qui ne laissait pas espérer de gros résultats, j’ai quand même tapé le 1h54min56s ! Je suis super fier d’avoir honoré le contrat de mon SAS, et surtout super heureux d’avoir à nouveau empiété un peu sur mon meilleur temps ! Maintenant, je peux le dire, je sais courir un semi en 1h55 😀 .

Sinon, après coup, je trouve plusieurs raisons à ce succès inattendu :

  • La météo géniale : un ciel bleu de chez bleu, pas un poil de vent, et une température idéale (12-16°) ;
  • Des encouragements de la petite famille, super motivants !
  • Une sensation de “baroud d’honneur” des semi-marathons de 2017, avec la certitude de ne pas courir pendant les prochaines semaines… ça donne un sacré coup de fouet sur les derniers kilomètres ;
  • Une méthode beaucoup plus précise et exigeante, avec le cardiofréquencemètre : le décompte de l’effort est plus régulier, de cette manière, et je ne suis pas déçu du test !

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Voilà voilà, c’est donc avec des super souvenirs, et des supers-courbatures que je reviens de ce weekend à Reims (et dans ses campagnes environnantes) ! Bien entendu, je ne suis pas revenu les bras vides (je ne suis pas comme ça, voyons), et je vous mettrai plus bas les rares photos que j’ai prises à la fin de l’article 😀

Sinon, je reviendrai bientôt par ici pour vous évoquer la suite des événements, et notamment ce qui m’attend en termes de sport pour la fin de l’année. Parce que, comme évoqué un peu plus tôt, je compte mettre en pause la course à pied, le temps de récupérer des articulations en béton. Ce qui implique des changements dans mes plans à court terme…

Sur ce, je vous souhaite de bien bonnes courses et un bon début de semaine à tous !

D.

PS : Voici lesdites photos du weekend !

Les 5 étapes de la Motivation matinale parfaite !

Bonjour à tous !

En ce frissonnant début de matinée, je me suis dit : “Mais en fait, je suis complètement barge d’aller courir plusieurs fois par semaine, en sortant alors qu’il fait encore nuit, et bien souvent froid…”. En me posant des questions, de fil en aiguille, j’en suis venu à me dire qu’une routine bien huilée (au moins pour le matin) était très utile, pour ce genre de folies !

C’est pourquoi me voilà de retour derrière mon clavier, pour parler avec vous des différentes étapes matinales de ma “mise en route” ! Du réveil au lancement de la montre, chaque étape est importante, pour se sentir prêt à sortir et s’élancer dans le brouillard matinal !

Réveil

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Le réveil, c’est de loin une des étapes les plus compliquées. Et pourtant, en tant que “sportif” amateur, si vous voulez conciliez vie professionnelle, vie sociale, et vie sportive… dans bien des cas, vous n’aurez pas le choix : il faut se lever, et vite ! Allez, on éteint ce réveil, sans snoozer comme un porc, on s’assoit, on se frotte les yeux et on est parti ! Astuce : on peut profiter des propriétés de la lumière bleue qui nous empêche de dormir le soir pour squatter un peu sur le téléphone ou le pc. Oui, ça réveille bien, même si ça pique un peu les yeux. Personnellement, je me laisse environ 15 minutes pour émerger de cette manière. Pas plus. (Et ASSIS ! 😀 )

Hydratation

La préparation physique commence directement après que le réveil ait sonné ! Après une nuit de sommeil, il est important de réhydrater le corps, et bien comme il faut. Premièrement, parce que ça réveille le corps. Deuxièmement, parce qu’il ne faut pas espérer une bonne séance de running en étant déshydraté ! Pour moi, c’est donc 1/2 litre d’eau dans la demie-heure qui précède la séance. Certains ajouterons une petite collation à côté, ou du citron dans l’eau. Personnellement, je pars souvent à jeun le matin, étant riche d’un repas de la veille, et préférant courir sans rien qui ballotte dans mon estomac. Je préfère prendre de l’eau “sucrée” pendant la course si j’en ressens le besoin.

Préparation matérielle

Pour se mettre en condition, sans se donner une seule excuse pour ne pas sortir, il faut bien entendu mettre tout le matériel de son côté. Une fois qu’on a bien glandé devant son écran pendant 15 minutes, on saute sur les vêtements, capteurs cardio et autres montres connectées, poche à eau, gourdes…etc. Habillé et équipé, vous vous sentirez beaucoup plus d’attaque ! Bon okay, des fois vous vous sentirez complètement largués, en mode “mais qu’eeeest-ce que je suis en train de faire ?”. Mais c’est une question qui disparaît avec les mois de pratique…

Préparation Physique

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Le matin, et surtout lorsqu’il fait froid, un petit échauffement est de rigueur. Rien de bien méchant, pas la peine de se fatiguer avant même d’être parti. Mais quelques exercices peuvent améliorer les sensations lors de la course, et surtout éviter les blessures. De mon côté, je fais les basiques qu’on apprend en cours d’EPS au collège, et dont je comprends ENFIN l’utilité :

  • grands ronds du bassin ;
  • petits ronds des genoux ;
  • petits ronds des chevilles.

À ceci j’ajoute quelques flexions/extensions (accroupi/debout), assez lentes. Histoire de sortir les jambes de leur mollesse nocturne ! Si il caille vraiment dehors, je fais également des mouvements de bras, rotations d’épaules. La sensation de chaleur que ça procure est plus que bienvenue !

GO

Il est ensuite temps de partir, et normalement, après tout ça… plus besoin de se motiver, ça vient tout seul ! Il ne reste que le plaisir de sentir le bitume se dérouler sous ses pieds, la langueur matinale quitter son corps, et la ville s’éveiller !

Sur ce, je vous souhaite un bon réveil, et de bonnes courses !

D.

Bilan du mois

Bonsoir chers lecteurs,

Me voici de retour, pour vous livrer avec grand plaisir (et petit retard) le bilan du mois de septembre !

Ce mois a surtout été sous le signe d’un retour plutôt brutal à des températures moins lourdes (non, je ne me suis pas transformé en Monsieur Météo dans la nuit, promis !). Retour des manches longues certains matins, retour des gants lorsque je cours avant 8h (oui, j’ai des doigts très sujet à tomber en petits glaçons lorsqu’il fait moins de 10 degrés dehors), mais pas encore le retour du legging ou de la veste, fort heureusement. Qui dit temps dégueu dit (dans mon cas) rhume annuel, et comme je le détaille ici, j’ai dû faire une très courte pause pour me remettre de ce petit désagrément. Après, je dois avouer que le fait de sortir dans la nuit froide, le matin, quand les gens vous regardent bizarrement, ça me procure une sorte de sentiment d’être “seul dans ma bulle” que je ne retrouve pas forcément quand il fait 20° et qu’il y a un grand soleil dès 7h du mat’ !

Ce mois a également été sous le signe du retour à la “compétition” (notez les guillemets, je fais tout ça avant tout pour le plaisir et le dépassement de soi !), puisque j’ai pu participer à la COW (voir les détails par ici). 10 km d’intensité et de bonheur, sous un ciel agréable de fin d’été. J’en ai donc profité pour voir ce que je valais sur une épreuve un peu plus rapide que le semi-marathon, et j’ai également pu évaluer ma forme à un mois du semi-marathon de Reims. Malheureusement, la forme globale est impactée par les douleur que j’ai depuis le mois de mai à une hanche, et qui me gênent un peu après de gros efforts. Je sais que ce n’est pas idéal, mais je pense que ce sera RDV avec le médecin APRÈS le semi x) (booouh, il prend pas soin de son corps !).

À part ce genre de petits soucis, je sens une impatience grandissante monter en moi dans l’attente de ce fameux semi, qui aura lieu dans ma ville natale (c’est la première fois que je cours là-bas ! 😀 ). Mais cette impatience est également due au fait que je commence à ressentir une légère monotonie lors de mes sorties du week-end. Celles de la semaine se passent impeccablement bien et me permettent de décompresser avant le travail, mais j’ai de plus en plus à apprécier le fait de sortir pour courir le week-end. C’est peut-être dû aux semaines de 6 jours actuelles qui me laissent assez passif le dimanche. Mais je penche plutôt pour une lassitude générale et une grosse envie de faire d’autres sports, comme du roller, de la randonnée, du vélo, de la natation… etc. Mais tout ça, c’est prévu pour… ? Exactement, même combat que pour le médecin, juste après le semi !

Sinon, bien que mentalement mitigé, ce mois de septembre m’aura fait péter le record de kilométrage mensuel (depuis que j’ai une montre, c’est à dire février) : j’ai donc tapé les 91 km de course à pied ! Ce qui, je trouve, est tout à fait correct.

Et vous, comment s’est déroulée votre rentrée ? Vivez-vous aussi bien que moi le sport en extérieur lorsque le climat n’est plus tropical ? 😀

Bonne soirée et bonnes courses à tous !

D.

Courir quand on est malade

Bonjour à tous !

Le thème dont j’aimerais vous parler aujourd’hui est… fortement influencé par la semaine que je viens de passer. En effet, les premières chutes de températures ont, comme chaque année, eu raison de mon système immunitaire : j’ai déjà tapé mon rhume annuel !

Naturellement, c’est pas cool, le nez bouché et la tête comme une patate. Mais, une question primordiale m’est directement venue à l’esprit, et c’est de sa réponse dont je vais vous parler ici : doit-on courir avec un rhume, ou non ?

Globalement, ce que j’ai réussi à dénicher n’est pas super compliqué, et coule (si vous me permettez l’expression…) de source. Deux cas de figure se présentent :

  • Les symptômes sont au dessus du cou (mal de gorge, nez qui coule, voix qui part en cacahuète) ET sans fièvre, vous pouvez courir ;
  • Les symptômes sont en dessous du cou (nausées, diarrhée, poumons bien pris…), il y a de la fièvre, il ne faut pas courir.

Il est toutefois déconseillé d’aller courir si vous ressentez des frissons anormaux, ou si vous êtes inhabituellement PAS CHAUD pour courir.

Si malgré ces règles plutôt simples, vous hésitez encore, vous pouvez toujours réfléchir en prenant en compte les deux extrêmes, et voir lequel est le plus avantageux. D’une part, si vous courrez alors qu’il ne faut pas, vous risquez d’aggraver votre cas. De plus, EN AUCUN CAS une séance effectuée dans un contexte médical défavorable n’apportera une quelconque amélioration du niveau de forme.

D’autre part, si vous ne courrez pas alors que vous auriez pu, vous perdez une séance dans votre programme d’entraînement, et vous perdez un précieux moment d’amusement. Cependant, il faut savoir que ce n’est pas en loupant une ou deux séances pour cause de maladie sur un programme d’entraînement de 8, 12 ou 16 semaines que vous allez perdre votre niveau si durement acquis ! Il faut au moins une bonne semaine, voir deux, d’arrêt de l’entraînement pour observer une quelconque perte.

Ceci étant dit, malgré le fait que je ne présentais pas des symptômes bloquants pour la course à pied, j’ai tout de même sauté une séance. J’ai en effet préféré rester au chaud chez moi le matin, plutôt que de risquer d’aggraver ce qui n’était alors qu’un léger rhume… En plus, ce qui compte avant tout, c’est l’envie, et lorsqu’on a passé une nuit pas terrible, qu’on a la bouche pâteuse et le nez bien pris, on a tout sauf envie de sortir se les cailler dans le noir, même si c’est pour courir !

Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne semaine, et de bonnes courses !

D.